Le Marais de Vaux, un espace à découvrir
Situé sur les communes de Cormaranche et d'Hauteville, ce marais occupe, à 760m d'altitude, une dépression d'une centaine d'hectares cernée de prairies et de forêts.
Plus de 160 espèces végétales y ont été répertoriées dont certaines, particulièrement rares, sont protégées par la loi.
Abandonné par l'agriculture, il finirait par perdre son intérêt écologique si une gestion active n'était pas entreprise afin d'enrayer le processus naturel d'embuissonnement qui aboutit inéluctablement à la banalisation du milieu.
Le pâturage extensif des harbivores rustiques est le mode de gestion le plus adapté. Le TARPAN, petit cheval d'origine polonaise, a été introduit sur une partie du marais dans ce but.
L'ouverture d'un sentier de découverte au coeur du marais, relié à un circuit balisé de 4.5 km permet désormais de découvrir les différents aspects de ce patrimoine naturel remarquable (ouvert du 1er juillet au 15 septembre).
Une des plus grandes zones naturelles de l'AIN.
160 espèces végétales (oeillet superbe, drossera à feuilles rondes, orchidées ...) y ont été recensées.
Le Marais abrite de nombreux oiseaux : Milan royal, pie grièche grise, bécasse des marais ...
Des petits chevaux polonais, les tarpans, ont été récemment introduits par le Conservatoire Régionnal du Patrimoine, pour entretenir les marais.
Le Tour du Marais est praticable toute l'année. Le Sentier de découverte est ouvert du 1er juillet au 15 septembre.
Sur la base d'une convention signée avec les communes d'Hauteville et de Cormaranche en Bugey, le Conservatoire des Espaces Naturels assure la gestion des marais. Il anime un comité de pilotage où sont réunis les différents partenaires concernés : communes, propriétaires privés, chasseurs, pêcheurs, exploitants
Cette race est connue pour être la plus proche du Tarpan qui vivait encore à l'état sauvage dans certaines régions montagneuses d'Europe au Moyen-âge et qui s'est éteint en Pologne à la fin du 18ème siècle.
Très résistants, les tarpans vivent en permanence sur le site, supportant sans problème des températures pouvant atteindre - 30° l'hiver et + 35° l'été. Ils se nourrissent tout au long de l'année des plantes du marais et font ainsi régresser les "hautes herbes" banales et envahissantes. Leur action sur les saules est particulièrement efficace durant l'hiver, en l'absence de végétation herbacée. Un enneigement prolongé nécessite toutefois un affouragement d'appoint.
Elevés dans des conditions naturelles, ils ont tendance à retrouver les comportements sociaux propres aux chevaux sauvages. Bien que familiers envers l'homme, leurs réactions, en particulier celles des étalons, peuvent être dangereuses.